Introduction à l’informatique libre

mardi 22 novembre 2005
par  Laurent RICHARD
popularité : 14%

Merci à Wikipedia pour cette définition/explication que je trouve imagée :

L'expression logiciel libre correspond au terme anglais free software. Comme ce dernier est ambigu en anglais, free pouvant signifier « libre » ou « gratuit », on voit le terme français « libre » de plus en plus utilisé, même en anglais.

L'expression « logiciel libre », donnée par Richard M. Stallman, fait référence à la liberté pour tous (simples utilisateurs ou développeurs) d'exécuter, de copier, de distribuer, d'étudier, de modifier et d'améliorer le logiciel. Plus précisément, elle fait référence à quatre libertés pour un individu ayant acquis une version du logiciel, définies par la licence de ce logiciel :

  • la liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages (liberté 0) ;
  • la liberté d'étudier le fonctionnement du programme, et de l'adapter à ses besoins (liberté 1) ; pour cela, l'accès au code source est nécessaire ;
  • la liberté de redistribuer des copies, donc d'aider son voisin, (liberté 2) ;
  • la liberté d'améliorer le programme et de publier ses améliorations, pour en faire profiter toute la communauté (liberté 3) ; pour cela, l'accès au code source est nécessaire.

Racines

Ces libertés étaient depuis le début des années 1960 jusqu'à celui des années 1980 la règle en matière d'informatique et non l'exception. Même le code des systèmes d'exploitation était à la disposition des clients sans facturation et avec droit de modification explicitement écrit. Aucune entreprise n'aurait alors acheté un ordinateur - ceux-ci coûtaient alors l'équivalent d'une vingtaine d'années de salaire d'un cadre - en acceptant d'être dépendante d'un constructeur.

La compagnie TOTAL avait alors tellement modifié le système DOS (sans rapport avec PC-DOS) de ses mainframes que celui-ci avait acquis des possibilités de multiprogrammation qui étaient totalement absentes de ce système. (source : « 01 Informatique », 1978).


Détails

Pour illustrer le principe du logiciel libre, face au logiciel non libre, on peut comparer cela à une recette de cuisine :

  • selon le principe du libre : vous avez obtenu cette recette par n'importe quel moyen (revue, bouche à oreille...) et personne n'a rien à redire pour ceci et/ou cela... Vous avez le droit de redistribuer cette recette comme vous l'entendez tout comme vous pouvez la modifier comme il vous plaît...
  • selon le principe du logiciel non libre, elle est un peu plus restrictive : il faut vous acquitter d'une licence d'utilisation de la recette valable dans 'une seule' cuisine et pour ne faire à manger qu'à vous. Toute copie ou modification de la recette est interdite. D'ailleurs, vous ne pouvez même pas accéder aux détails de la recette, qui sont souvent cachés aux yeux de tous.

Par extension, on parle de contenu libre pour des documents dont le contenu est librement consultable et copiable, voire parfois modifiable par tout le monde, notamment les documents régis par la GFDL, comme Wikipédia. Notons cependant que l'aspect libre de GFDL est l'objet d'un débat, certains (comme le projet Debian) estimant qu'elle ne l'est pas.

Le modèle du logiciel libre s'est révélé dans les années 1990, avec (GNU)/Linux, pour constituer un mode de production à part entière, à ajouter aux autres déjà connus.

Quelques logiciels libres célèbres

Cette page présente la liste des principaux logiciels libres.


Quelques formats de données libres

L'utilisation de ces formats n'est pas limitée par l'existence de brevets connus.


Historique

UNIX fut un ancêtre lointain du logiciel libre, cette liberté conduisant dans ce cas précis à une multitude de variantes de système d'exploitation.

Également à la base du logiciel libre, certaines bibliothèques de compagnies comme celle de l'ACM (écrite intialement en Algol), celles fondées par IBM pour son modèle 1130, ainsi que celles de DEC pour ses PDP et de Data General pour ses Nova.


Liberté et vigilance

Les fondateurs du logiciel libre voulaient éviter la situation s'étant produite pour le système UNIX, dont le développement non coordonné produit une série de variantes posant des problèmes de portabilité longs et coûteux. Linus Torvalds a, par exemple, personnellement insisté pour que convergent des produits au départ antagonistes tel que KDE et Gnome, dont les produits destinés aux utilisateurs sont aujourd'hui compatibles, bien que cette compatibilité se traduise par une perte de performance en général minime.

De façon plus générale, le logiciel libre s'oriente vers des implémentations totalement libres basé sur des spécifications faisant l'objet d'un processus reglementé, centré sur le modèle des RFC (Request For Comments). Certaines de ces spécifications comme OpenGL, Java ou Linux sont propriétaires (le mot Linux est propriété de Linus Torvalds, Java de Sun Microsystems et OpenGL de SGI); leurs implémentations comme Mesa de Brian Paul sont libres.


Annexes

Liens internes

Liens externes


Navigation

Articles de la rubrique

  • Introduction à l’informatique libre